mardi 14 juillet 2009

Pour le meilleur et pour le pire

Tu as ouvert les pages blanches d'un livre que l'on voulait écrire ensemble. Un papier vierge comme nous, aucune fondation pour la forteresse qui devint prison.
L'anneau au doigt, la corde au cou. On s'est enchaînés à l'autel d'un amour factice qui n'aurait pas réchauffé ton coeur, cet iceberg.
Je hais chacun de tes pôles.
Il y fait si froid,
en toi.
Les sourires ont brillé, les dents blanches étincelé et les coeurs frémi. On y a cru, à cette histoire que l'on allait créer de rien. Transformer en or.
Menottes au poignet, il a fallu une alliance devant Dieu et les hommes pour apercevoir qu'on traînait une enclume au pied.
Les fleurs tombaient, les nuages flottaient à la surface de nos ombres et a cru aux difficultés de la vie. On a cru s'enchaîner pour notre bien et la pérennité s'en est allée, il ne restait plus qu'à battre nos corps, qu'à s'emboîter machinalement, pendant que le verrou se fermait sur nos vies.
« Pour le meilleur et le pire », on n'a entendu que le meilleur. On n'a reçu que le pire, il manquait le joint entre les catelles, le pont entre nos âmes.
Enrobée de blanc le jour, maculée de sang la nuit, on a communié, les fantômes sont entrés en collision mais il n'y a eu que le néant entre nous.
Remettre un mariage entre les mains de Dieu n'a pas remplacé l'amour.
Ton hymen que j'ai percé dissimulait une frontière infranchissable. Le vide.
Lui est éternel.